Hommage à un "chantre de l'éternel", le père scheutiste Emmanuel Tsasa
Un diplôme d’honneur à titre posthume a été décerné le mercredi 7 janvier au père Emmanuel Tsasa, missionnare de la congrégation du cœur immaculé de Marie. Il a composé 700 chants en 7 langues.
Le père Emmanuel Tsasa, un guide sur le chemin spirituel et apostolique, un « chantre de l’éternel », a-t-on dit pour lui rendre hommage lors de la messe de ses funérailles présidée le mercredi 7 janvier dans l’église saint Léonard de Kinshasa-Mbudi par Mgr Cyprien Mbuka, évêque émérite de Boma.
Le père Emmanuel Tsasa a reçu un diplôme d’honneur à titre posthume de la part de Monsieur l’abbé Cola Lubamba, président de la sous-commission de la musique sacrée de l’archidiocèse de Kinshasa. Le père Tsasa a composé 700 chants liturgiques et religieux depuis l’année 1958 alors qu’il était encore élève au petit séminaire de Mbata-Kiela dans le diocèse de Boma. Il est entré ensuite dans la congrégation du cœur immaculé de Marie, dite des missionnaires de Scheut. Et il a étudié la liturgie jusqu’au doctorat à Rome. Il aura été missionnaire au Nigeria, en Afrique du Sud, en Zambie et en République centrafricaine. En RDC, il a oeuvré dans les provinces du Kongo-central et du Kasai-oriental. Dans la capitale Kinshasa où il vient d’achever sa vie à 86 ans, il a été notamment maître des novices de 1976 à 1981. Parmi ses novices, trois devenus évêques ont concélébré à la messe de ses funérailles, messeigneurs Edouard Tsimba, Oscar Nkolo et Philibert Tembo.
En langues Kiyombe, Kikongo, Lingala, Tshiluba, Français, Anglais, Sango, et Yoruba, les chants liturgiques du père Emmanuel Tsasa ont franchi les frontières parce que l’auteur-compositeur a été missionnaire. Et son confrère Philibert Tembo, évêque émérite de Budjala, a relevé cette dimension missionnaire d’Emmanuel Tsasa mais aussi du père Prosper Mavinga, un spécialiste des Ecritures Saintes mort quelques jours après son confrère spécialiste en liturgie. Les deux corps ont été exposés ensemble dans l’église paroissiale saint Léonard et ils reposent ensemble dans le cimetière du noviciat du Buisson Ardent à Kinshasa-Mbudi.
Lors d’une récente interview au média en ligne « mwana ya mama », le père Tsasa avait souhaité entendre à sa mort son chant intitulé « Je suis la lumière ». JBMK/RV



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