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BUKAVU : Le Père Georges DEFOUR : Une vie donnée pour l’Afrique

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Tout le Grand Kivu, en général, et l’archidiocèse de Bukavu, en particulier, ne l’oubliera pas de si tôt : Missionnaire d’Afrique, Fondateur du Mouvement XAVERI, mouvement commencé au Congo en 1952 et qui s’est répandu comme une traînée de poudre dans 14 autres pays en Afrique ; Fondateur du Centre BANDARI pour la formation des cadres des jeunes et Initiateur du Centre CERDAF (Centre de Recherche et de Documentation Africaines) ;
Inspecteur de l’Enseignement, Professeur d’Université ; Chercheur qui a initié une étude expérimentale portant sur 500 plantes médicinales et vétérinaires du Bushi, écrivain ayant à son actif plus d’une centaine de publications et la liste n’est pas exhaustive. Georges DEFOUR, c’est son nom.

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Difficile de résumer en quelques lignes une vie apostolique et intellectuelle si riche d’une soixantaine d’années passée au Congo, une vie qui a laissé des traces indélébiles dans le Kivu en particulier. Retenons quelques points saillants de  ce parcours élogieux du Père Georges DEFOUR :
Né à Verviers le 30 décembre 1913, il entre chez les missionnaires d’Afrique en 1932. Après les sept années de formation,  il est ordonné prêtre en Belgique le 30 avril 1939. Ses supérieurs l’envoi comme missionnaire au Congo, précisément à Bukavu, où il atterrit le 11 mai 1946. Depuis cette date mémorable, le Père Georges n’aura plus du temps pour lui-même.  Il va se donner corps et âme pour la formation de la jeunesse congolaise. Et nous n’en voulons pour preuves ces différentes médailles, signe de son dévouement et de son engagement sans réserve pour la formation des jeunes congolais:   En 1958, le Père Georges est distingué de la Médaille d’Or de l’Ordre Royal du Lion, pour les 12 ans de direction des écoles au Kivu. Ce n’est pas tout : une deuxième médaille lui sera donnée en 1976, médaille qui fera de lui le  Chevalier de l’Ordre de la Couronne pour les 30 ans de participation à l’œuvre d’enseignement et d’éducation en Afrique Centrale. Pour boucler la boucle, le 30 décembre 2003, Monseigneur François-Xavier, l’archevêque de Bukavu lui remettra solennellement, au nom du Souverain Pontife, la décoration « Pro Ecclesia et Pontifice ».
Après une soixantaine de vie apostolique bien remplie, le 5 mai 2007, alors qu’il se préparait pour aller en congé bien mérité en Belgique, le Père Georges, fait une chute malencontreuse et ce sera le début de son calvaire. Vu son âge, une évacuation sanitaire d’urgence vers la Belgique est organisée où il passera 5 mois à la Clinique St-Michel à Bruxelles.
Depuis le 4 octobre,  c’est à la Maison de Repos et de Soin à Saint Joseph à Liège où il passera la dernière étape de sa vie terrestre. Mais en vérité, son cœur, tout son cœur est à Bukavu, chez lui.  Et le 21 août 2012,  l’infatigable missionnaire d’Afrique, le  Père Georges DEFOUR, quitte la terre des hommes pour rentrer dans la Maison du Père, âgé de 99 ans. Même si la Constitution des Missionnaires d’Afrique stipule que tout missionnaire d’Afrique doit être enterré là où la mort le trouve, dans le testament laissé par le Père Georges, on peut lire son vœu le plus profond qui l’habitait: « être enterré à Bukavu si cela dépendait de lui ».
La célébration eucharistique d’adieu pour ses confrères missionnaires d’Afrique et autres membres de sa famille biologique, amis et connaissances de la Belgique a eu lieu le samedi 25 août 2012 en l’église Saint-Vincent.
A la demande de l’archevêque de Bukavu, Monseigneur François-Xavier Maroy et de tous les chrétiens catholiques de cet archidiocèse, son corps a été transféré à Bukavu le 30 août 2012, pour être enterré dans la chapelle du Centre Bandari, considéré comme siège international du Mouvement Xavéri et cela,  après une journée de prière le vendredi 31 août et une messe des funérailles célébrée  à l’esplanade de la cathédrale Notre Dame de la Paix le samedi 01 septembre 2012 à 9 heures 30 locales, messe à laquelle ont pris part les trois évêques de la province ecclésiastique de Bukavu : Nosseigneurs Melchisédek Sikuli de Butembo, Willy Ngumbi de Kindu et Théophile Kaboy de Goma. Il y avait aussi plusieurs prêtres, religieux et religieuses venus de Bukavu, de Goma et des pays frontaliers. On a noté la présence de plusieurs autorités administratives  ainsi que des milliers des fidèles chrétiens catholiques et ceux des autres confessions religieuses, bénéficiaires d’une manière ou d’une autre, de près ou de loin, des œuvres grandioses de l’illustre disparu. Tous ont répondus présents à cette messe d’action de grâce au Seigneur pour le travail apostolique abattu par cet homme d’Eglise, travail qui restera à jamais gravé en lettres d’or dans le continent africain.

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