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Hommage de la nation au père jésuite Martin Ekwa


C’est un hommage national que le pays et l’Eglise ont rendu au père jésuite Martin Ekwa Bis Isal, mort à 86 ans le dimanche 18 août et enterré au cimetière des jésuites à Kimwenza en banlieue de Kinshasa le samedi 24 août.

Le vendredi soir, 23 août, le nonce apostolique, Mgr Adolfo Tito Yllana, a présidé la messe pour le défunt dans l’église paroissiale du Sacré-Cœur de Kinshasa-Gombe. Le père Donatien Bafuidinsoni, ancien supérieur provincial des jésuites, a prononcé l’homélie rendant hommage à un travailleur infatigable, rigoureux et au digne jésuite que fut Martin Ekwa.
Le samedi 24 août, l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, a présidé la messe des funérailles dans la cathédrale Notre-Dame du Congo. Il a salué la mémoire du « père du système éducatif congolais ». Au lendemain de l’indépendance du pays, en 1960, l’épiscopat avait confié au jésuite Martin Ekwa la charge du Bureau de l’Enseignement Catholique. Plus tard, le prêtre a dirigé l’Office international de l’enseignement catholique et le Centre d’action pour cadres et dirigeants d’entreprises au Congo. Le père Ekwa était une ressource pour la question de l’enseignement lors de la Conférence nationale souveraine en 1991 et lors des Etats généraux de l’éducation en 1996.
Dans la cathédrale remplie de monde, dont des autorités politico-administratives, le ministre de l’enseignement primaire et secondaire, Maker Mwangu, s’est dit fier du programme de l’enseignement national légué par l’illustre disparu.
Et dans les pleurs et la tristesse, beaucoup regrettent justement de voir combien l’œuvre de l’enseignement s’est effiloché au fil des années. En 2004, le père Martin Ekwa a publié un livre au titre évocateur : « l’école trahie. » Il avait voulu un enseignement ouvert aux filles et aux garçons et bien ancré dans les réalités africaines. 

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