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Au diocèse de Kasongo, la cohabitation est fraternelle entre chrétiens et musulmans





Au diocèse de Kasongo, dans la province du Maniema, les catholiques sont cordialement invités à la fête de la fin du ramadan. La cohabitation entre chrétiens et musulmans est fraternelle, au dire de l’évêque de Kasongo. Mgr Placide Lubamba souligne d’abord la forte présence de l’islam dans le sud de son diocèse.
« Dans le nord, c’est plus chrétien et animiste. Le sud a une plus forte communauté musulmane. Et il faut rappeler que Kasongo est le fief spirituel de l’islam au Congo. C’est le siège. Les esclavagistes, et Tippo-Tip ont vécu à Kasongo. »

Il y a trois ans, le nouvel évêque avait été accueilli en frère par les musulmans. Ils lui ont dit qu’il n’était pas seulement l’évêque des catholiques mais qu’il était l’évêque de tous. Et ils lui ont offert des cadeaux. Mgr Lubamba se dit impressionné de voir comment ces musulmans connaissent aussi la Bible qu’ils citent et commentent. Et que les catholiques connaissent aussi les piliers de la foi musulmane, s’intéressent à la religion des autres.
A la fin du ramadan, les catholiques sont invités à la fête par les musulmans comme les catholiques invitent les musulmans lors des grandes fêtes. Dans la vie quotidienne, on partage toutes les joies et toutes les peines. La cohabitation est fraternelle, conviviale.
Kasongo pourrait être cité en exemple de cohabitation pacifique. Ce qui se passe ailleurs, le fondamentalisme, l’extrémisme étonne aussi bien les catholiques que les musulmans. Ceux-ci estiment que l’extrémisme ne relève pas de la religion mais des individus et des idéologies, l’islam étant une religion de la paix. La violence ne peut être présentée au nom de la religion.
A noter que le grand séminaire Mgr Cleire a été fondé à Kasongo en 1988 dans le but aussi de former les futurs prêtres dans l’ambiance même marquée par l’islam.

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