Rencontre sacerdotale annuelle au diocèse de Basankusu
Au diocèse de Basankusu, dans la province de l’Equateur, la traditionnelle rencontre annuelle de l’ensemble des prêtres du clergé diocésain et religieux s’est tenue de façon inhabituelle cette année en ne réunissant, du 19 au 27 juillet, que dix-neuf prêtres autour de l’évêque, au Centre spirituel Nganda Ebale ya bomoi de Bonkita. Les prêtres étaient notamment : les membres du Conseil Episcopal, les Doyens et les Vice-Doyens, le Noyau de la Fraternité des Abbés de Basankusu et l’équipe dite de l’accompagnement de la relève sacerdotale. Mgr Joseph Mokobe n’a réuni que cette équipe en raison de l’état d’urgence sanitaire décrété par le Président de la République suite à la pandémie du coronavirus et en raison du développement de l’épidémie à virus Ebola dans la Province de l’Equateur.
Monsieur l’abbé Jean-Robert Elese, prêtre de Basankusu, a animé la retraite sacerdotale, en première partie de la rencontre. Il a exhorté ses confrères à l’amour fraternel comme base de la vie dans la Famille sacerdotale dénommée Fraternité des Abbés de Basankusu. La structure avait été conçue dans le but de renforcer les liens d’unité entre l’évêque et son clergé et pour redonner la confiance et une base pour un dialogue sincère et fraternel entre les prêtres. On peut bien gagner sa vie ou réussir dans la vie, mais servir, c’est l’idéal, a rappelé monsieur l’abbé Elese.
La deuxième partie de la rencontre sacerdotale annuelle, Mgr Joseph Mokobe l’a consacrée à une session d’évaluation du programme pastoral lancé en novembre 2019 sous le thème : « Devenir une Eglise de plus en plus adulte ». L’option pastorale levée avait été orientée sur la lutte contre la pauvreté et la violence, grâce à l’édification de l’Eglise à la base et à l’intensification de l’apostolat biblique.
A l’issue de l’évaluation, il a été retenu que les efforts sont énormes, réalisés aussi bien par les fidèles, les Communautés Ecclésiales de base que par les Communautés Sacerdotales, Religieuses, les services, œuvres et institutions en ce qui concerne la lutte contre la pauvreté, la violence et les maladies – COVID-19 et EBOLA. Mais le travail reste encore immense, vu la tendance de la population à tout banaliser, l’enclavement du milieu de Basankusu, le taux élevé de la misère et le développement de l’esprit de violence. JBMK/RV



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