Messes célébrées pour les 66 ans de l’indépendance du pays



Des messes ont été célébrées le mardi 30 juin dans les 48 diocèses de la RDC à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance du pays. L’assemblée plénière extraordinaire de la Conférence épiscopale avait demandé, le 20 juin, des messes pour la paix et l’unité du pays. Le 30 juin, le message de la Conférence épiscopale a été lu et commenté, intitulé : « La nation est en péril ! Dressons nos fronts, prenons le plus bel élan. »

 

L’évêque de Kindu, dans la province du Maniema, Mgr François Abeli, a rappelé que le changement de la Constitution, sujet de controverse dans le pays, n’est ni opportun, ni urgent ni nécessaire. L’évêque a exhorté les responsables politiques à ne pas penser uniquement à leurs intérêts personnels ou à leurs proches mais à regarder plutôt la souffrance de la population. « Nous souffrons beaucoup dans notre pays », a-t-il insisté.

 

Dans la province du Haut-Katanga, l’archevêque de Lubumbashi et président de la Conférence épiscopale nationale du Congo, Mgr Fulgence Muteba, a rappelé le rêve des pères de l’indépendance du pays en 1960 pour stigmatiser le bilan peu glorieux avec la pauvreté, la guerre, la violence. Il faut une autocritique, une prise de conscience, pour aller vers la cohésion sociale. Et l’archevêque de Lubumbashi préconise notamment le pardon mutuel en vue de la réconciliation. Il faut le courage, l’humilité et le réalisme. Nous sommes condamnés à dialoguer, dans la vérité, à engager un dialogue inclusif, d’après Mgr Fulgence Muteba.

 

L’archevêque de Kinshasa, le cardinal Fridolin Ambongo, a relevé le contexte de la misère et de la guerre persistante et de l’insécurité généralisée, avec la pandémie du virus Ebola. Nous devons changer le monde selon l’évangile. Nous devons reconstruire la nation congolaise par la réconciliation des cœurs et la justice pour tous. Quittons l’individualisme, soyons sensibles à la misère d’autrui. L’archevêque de Kinshasa a recommandé que dans la prudence, la douceur et la persévérance, chacun accomplisse la mission reçue du Seigneur.

 

 

 

Le cardinal Ambongo a donné en exemple de donation de soi les 5 religieuses de la Congrégation des Filles de saint Paul qui ont prononcé, pendant la messe dans la cathédrale Notre-Dame du Congo, leurs vœux perpétuels de religion : les sœurs Sylvie Masika, Judith Masabungu, Godelieve Ciama, Solange Mfuila et Marie-Claire Manyonga. L’archevêque de Kinshasa leur a recommandé la fidélité au charisme de l’évangélisation par les moyens de communication sociale selon leur fondateur, le bienheureux Jacques Alberione. Ce charisme aidera la RDC à évangéliser les médias, à vaincre la haine, la désinformation, la diffamation qui empestent les réseaux sociaux et la société congolaise aujourd’hui. JBMK/RV

 

 

 

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